Isabelle Manoukian

 

 

"La rencontre de Joaquim et d'Anne à la porte dorée", 2012,  162x130 cm, acrylique sur toile © "La rencontre de Joaquim et d'Anne à la porte dorée", 2012, 162x130 cm, acrylique sur toile ©
"Saint Sébastien", 2011, 100x81 cm, acrylique sur toile © "Saint Sébastien", 2011, 100x81 cm, acrylique sur toile ©

 

Mon travail consiste, entre autre, à perturber les espaces, en revisitant les thématiques religieuses. Les personnages, à quelques exceptions, sont tous situés dans un espace non identifiable, puisque l'on n'a aucun élément nous indiquant si l'on est dans un lieu fermé ou ouvert, le seul indice étant des bandes de couleur, lignes diagonales, qui simulent une illusion de parquet, jouant par moment le rôle de sol ou bien de mur.

Ces figures (mes proches pour la plupart), qui, parce que je l'ai décidé, jouent toutes un rôle important dans la "grande Histoire", fusionnent avec le fond-parquet, librement inspiré des parquets du Louvre. Ces bandes viennent à la fois perturber la figure tout en indiquant le sens de l'histoire. Si elles jouent le rôle de parquet, elles n'en restent pas moins que de simples bandes de couleur.

Quant aux titres, ils appartiennent plus à l'histoire de l'art qu'à ma peinture, et invitent le regardeur à interpréter la toile autrement que ce qu'elle est.

Certes, il y a manipulation, mais plus qu'une simple manipulation c'est un subterfuge, sorte de mode opératoire qui "dé-manipule".

C'est dans ce sens que mon travail n'est pas un trompe-l'œil, mais un "trompe l'esprit".


 

 


"La mort de la Vierge", 2012, 130x97 cm, acrylique sur toile © "La mort de la Vierge", 2012, 130x97 cm, acrylique sur toile ©